mail recu (de Wendy):
Bonjour,
Ce vendredi, à 18h, j'aurai le plaisir de vous accueillir au cinéma Rex
à Paris, pour une séance sur le thème de la fem-inité, au festival de
films gays et lesbiens de Paris.
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"Genuine womanliness and the masquerade
are the same thing"
(Joan Riviere, 1929)
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PROJECTION-DEBAT autour de la FEM-INITE
en présence d'Ingrid Renard et Christine
Lemoine (coordinatrices de l'ouvrage "Attirances, lesbiennes butch,
lesbiennes fem"), Louise DeVille (comédienne burlesque), Lynn Breedlove
(écrivain-e, réalisateur-e de films), et Emilie Jouvet (réalisatrice et
photographe).
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Le
vendredi 16 novembre à 18h au Cinéma Rex, 1 bd Poissonnière, 75002 Paris, métro "Grands Boulevards".
Tarifs: 8 euros (normal), 7 euros (réduit).
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Fems.
Quand je les ai rencontrées, je me suis sentie forte, je me suis sentie
fière, invincible et aussi toute petite. Ce sont les fems de San
Francisco.
Des êtres flamboyants, avec leurs crinières, leurs tatouages et leurs
seins qui débordent de leurs immenses décolletés, ou leurs nattes de
petites filles, leurs robes vintage et leurs fleurs dans les cheveux,
elles refusent le soutien-gorge ou à l'inverse elles se sanglent dans
des corsets victoriens et montent quand même les collines à vélo
perchées sur des talons de huit centimètre, elles rient fort, elles ne
ferment pas leur gueule, et personne n'oserait leur dire de se taire.
Je me suis pensée comme leur petite soeur, parce qu'elles m'inspirent,
qu'elles sont fortes, puissantes, parce qu'elles écrivent, s'affichent,
jouent et se montrent, sur scène ou dans la rue, dans des films et au
quotidien, avec gloire, menues ou grandes, jeunes ou routardes, elles
en imposent, et je les aime.
Petit à petit j'en ai rencontré d'autres, à New York, à Paris, au fil
des festivals et des événements qui rythment la culture queer et
féministe...
Cette année, le festival de films gay et lesbien de Paris les met à
l'honneur.
Mais...
c'est quoi une "fem"?
..."une guerrière civile
dans la bataille pour un monde féministe"
(Jewelle, dans "Female to Fem", film documentaire, USA, 2007)
Bonjour,
Cette année au festival de films gays et lesbiens de Paris
s'organise une séance sous le signe de la fem-inité, qui donne à
réfléchir avec celles qui ont choisi le genre féminin, voire le
surjouent radicalement. La « fem » (prononcer « faime »), figure
traditionnelle de la culture lesbienne américaine, est souvent désignée
comme le pendant féminin d'un-e partenaire butch (« lesbienne
masculine »), mais pour beaucoup de Fems, leur genre est une identité à
part entière, et une subversion du féminin. Au-delà des talons hauts et
du rouge à lèvres, qui ne sont d'ailleurs pas les attributs de toutes
les fems, cette séance célèbre une identité qui, loin de rejouer la
binarité du couple masculin/féminin, trouble les relations entre les
genres.
Projections et débat, en présence des personnes ayant réalisé
les films et d'activistes fem, butch, transgenre et queer.
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FILMS: FtF:
FEMALE TO FEMME* (2007 - 48
min.)
Réalisé par Kami Chisholm et Elizabeth
Stark, San Francisco, USA.
FtF célèbre les identités fem, en mêlant l'humour et
la séduction à l'analyse et aux témoignages personnels. Un film sexy et
drôle, dans lequel un groupe de fems américaines se retrouve dans une
parodie de « groupe de soutien » afin de parler de leur vécu et de leur
expérience de la féminité, en traçant des parallèles pertinents et
impertinents avec les parcours transgenres. Au fil des interviews qui
émaillent le film on retrouve l'actrice Guinivere Turner, l'écrivaine
et activiste Jewelle Gomez, la poète Meliza Bañales, les rock star
Leslie Mah (Tribe8) et Bitch (Bitch & Animal), des professeurs,
activistes, artistes et danseuses. Extravagant et original,
FtFtisse des liens entre les différents vécus qui participent à la
révolution queer.
*Le genre « fem » s'écrit « femme » en américain, mais en
français on change la façon d'épeler le terme afin d'éviter la
confusion avec « femme ». ****** GODSPEED (2007 - 17 min.)
Réalisé par Lynn Breedlove et Jen
Gilomen. Produit par Kami Chisholm, USA.
Inspiré du roman de Lynn Breedlove (ex chanteuse
du groupe punkrock dyke Tribe 8), GODSPEED retrace l'histoire drôle et
poignante d'un transboy punk et freak, accro au speed, coursier à vélo
à San Francisco, qui lutte contre le monde et son goût de la défonce
afin de gagner l'amour d'une strip teaseuse fem. Vibrant, coloré,
Godspeed est un conte universel sur l'amour, l'addiction et la
rédemption, dans la scène punk et queer du San Francisco de la fin des
années 80.
Une bande son qui fera plaisir aux rriot girls !
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FEM (2007 - 9 min.)
Réalisé par Inge Blackman, GB.
Un hommage expérimental à celles qui défient les normes du
genre par leur attirance pour les lesbiennes butch
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DEBAT
La séance sera suivie d'un débat en présence de
réalisatrices, comédiennes et activistes venues parler de la féminité
dans les cultures alternatives et féministes.
Sous réserve de confirmation:
Ingrid Renard et Christine Lemoine, qui ont coordonné la publication de
l'ouvrage
"Attirances. Lesbiennes fems, lesbiennes butchs",
Paris, éditions gaies et lesbiennes, 2001
Louise Deville, comédienne burlesque et activiste fem
Emilie Jouvet, photographe et réalisatrice
Lynn Breedlove, auteur-e de "Godspeed" le livre, et de "Godspeed" le
film.
et d'autres activistes queer, noms à confirmer.
J'aurai le plaisir de jouer le rôle d'animatrice de débat.
Merci à Florence Fradelizi d'avoir permis que cette séance voie le jour!
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BUTCH-FEM:
Voici une des définitions possibles des identités "butch" et "fem",
trouvée sur le site de Wikipédia:
"Les mots « butch », abréviation de « butcher » (boucher) en
anglais, et « femme » ou « fem », reprise du mot français ou
abréviation de "feminine", apparaissent aux
États-Unisdans les
années 1940 pour désigner les lesbiennes
masculines et
féminines.
A l'origine, le mot « butch » peut désigner un homme particulièrement
viril. Ces identités ont pour précédent la vogue des
garçonnes en France dans les
années 1920, et surtout le courant des
lesbiennes habillées en hommes, comme
Mathilde de Morny ou
Radclyffe Hall, opposées à la féminine
Djuna Barnes ou à l'amazone
Natalie Barney. Le couple formé par
Gertrude Stein et
Alice B. Toklas fait partie des
précurseurs.
Étudiées dans la communauté lesbienne de
Buffalo, ces identités répondent au
besoin d'affirmer la spécificité de la communauté des lesbiennes et
modélisent les comportements. Elles se sont étendues durant les
années 1950sous-culturedes bars lesbiens aux États-Unis et au Canada, reprises sous ce nom au
Québec. En transgressant leur
genre sexuelviolenceset des discriminations. De leur côté, les « fems » pouvaient soutenir
les « butches » tout en profitant de l'indifférence qu'elles
suscitaient (voir
placard). et ont structuré la
et par leur attitude revendicatrice, les « butches » rendaient visible
la communauté lesbienne, mais souffraient davantage des
Dans les
années 1970, certaines
féministes radicales discréditent les
identités masculines pour leur culture machiste et comme imitation des
hommes, et attaquent la sexualité « butch-fem » comme caricature du
couple hétérosexuel (on peut voir une représentation de cette défaveur
dans la partie centrale du film
Sex Revelations). Ces attaques ont mené à
l'homogénéisation de l'apparence des lesbiennes, et à la mode des
lesbiennes
androgynes,
puis celle des lesbiennes « lipstick » qui s'est diffusée par le biais
de la
publicité.
C'est dans les
années 1980 que s'élève une défense et une
réhabilitation de ces identités historiques et de ces modes
d'identification (avec Joan Nestle puis les théoriciens
queer). Les
Drag
kings connaissent une nouvelle faveur, la chanteuse
k.d. lang ne craint pas d'apparaître en costume
masculin, et un groupe de chanteuses se nomme même les
Butchies. Ces mots ne parviennent que
dans les
années 1990 en France, où existaient déjà des
mots pour les lesbiennes masculines (« camionneuse »), et pour le
couple « jules » / « nana », et où vivaient des personnalités telles qu'
Hélène Azenor ou Monique Wittig."
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Wendy Delorme
www.myspace.com/wendydelormewww.myspace.com/quatriemegeneration
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"Mieux vaut parler la bouche pleine que la tete vide" proverbe perso...
Chuis en vie, gfè l'yoyo, c super la vie :)